Nous tenterons ici le trivium de « L’Impensé », de « L’Hypothésis » et de « L’Epître » comme démarche d’un esprit pluriel. Quant à l’hypothésis de cet ouvrage, ce serait une idée peu abordée dans l’analyse et le raisonnement géopolitiques. La puissance de la culture en tant qu’émanation d’une nouvelle anthropologie du social et du politique du XXè.s. J’ordonne cela entre parenthèses et hypothèse (hypothésis en latin emprunté au grec hupothesis) pour vérifier le lien émotionnel à la communion esthétique comme lieu de transversalité et de récurrence entre opposition et glissement culturels, au miroir du rapport politique des mondes musulman et occidental. Cet « Impensé », ou pure impression, imperceptible et impensable, sans être absurde, comme moment de la perception, selon Maurice Merleau-Ponty. Une certaine manière à l’impenseur que je suis d’être confronté, heurté à l’inadmissible, à l’impensable, selon André Gide. Une autre manière d’aller croiser Santiago Espinosa, entre impensé, être et paraître pour intégrer l’irrationnel et le non-philosophique au profit d’un «Raisonner» autre et autrement de la géopolitique. Alors que l’approche idéologique tend vers le choc et l’affront des deux mondes, autant valoir l’impératif d’une nouvelle herméneutique compréhensive, en dehors des logiques de la domination, d’une part, et de la rébellion, de l’autre…