Nous tenterons encore une fois, pour ce cinquième livre consécutif de la Collection, intitulé «Socialité et Zeitgeist, la Fin d’une épistémè», le trivium de «L’Impensé», de «L’Hypothesis» et de «L’Epître», comme démarche d’un esprit pluriel. Quant à l’hypothesis de cet ouvrage, elle se rapporte à une question relative au glissement de la sociologie à la socialité, de la modernité à la postmodernité, annonçant l’irruption d’un «Nouveau Monde», un Zeitgeist de ruptures et de scissions culturelles ostentatoires. Une nouvelle Epistémè s’installe en effet, dans le sens foucaldien, qui en fait l’ensemble de rapports entre les sciences, les figures épistémologiques, les positivités et les pratiques discursives. Alors que le monde des idées bouge, transmute, se nie, se rétracte, se contredit, s’oppose et se décline, lesquels signes tangibles ramènent à ce que la liberté de penser et d’opiner fait surgir, laisse croire et argumenter, nombreuses hypothèses dans la pensée occidentale depuis le XXè.s. jusqu’à ce début de millénaire sont toujours posées, et d’aucuns continuent d’annoncer la fin de la modernité occidentale, en y réservant suspicion et doute. Pour d’autres, c’est la fin de la sociologie et l’avènement de la socialité. Fin d’Epistémè ou épilogue d’intellectuels, la postmodernité continue de poser, entre chercheurs et penseurs, un questionnement loin d’être tranché ou résolu, sur les plans terminologique, conceptuel, de définition, de contenu et d’acception. De ce qu’on aura à développer plus loin, pour donner sens à sa saturation ou l’avènement d’une postmodernité dont nombreux intellectuels se disputent encore la vérité et s’opposent quant à la légitimité; il y a lieu dans cet ouvrage d’en apprécier la portée «culturelle», les déclinaisons méthodologiques et les conséquences multiples, entre sociologie, socialité, géopolitique, modernité, postmodernité et hyper-modernité. Longtemps occultée, niée, dénigrée, la culture revient en force aujourd’hui, pour s’imposer au coeur de l’analyse sociale et géopolitique actuelle. Qu’on en tienne compte ou qu’on la bannisse, le raisonnement social autant que l’argument politique au XXIè.s. puisent dorénavant, substantiellement, leurs sources et justifications dans la culture, ses ramifications, ses manifestations et surgissements latents et manifestes. La culture revient en force comme enjeu majeur des relations internationales et transfigurations des sociétés contemporaines. Partant, cette question formulée et posée à la Socialité et Zeitgeist: La Fin d’une Epistémè